NouveEntretien d’un philosophe chrétien, et d’un philosophe chinois, sur l’existence et la nature de Dieuau titre 2 par Nicolas Malebranche

June 27, 2019

NouveEntretien d’un philosophe chrétien, et d’un philosophe chinois, sur l’existence et la nature de Dieuau titre 2 par Nicolas Malebranche

Titre de livre: NouveEntretien d’un philosophe chrétien, et d’un philosophe chinois, sur l’existence et la nature de Dieuau titre 2

Auteur: Nicolas Malebranche

Date de sortie: May 10, 2014

Broché: 35 pages

NouveEntretien d’un philosophe chrétien, et d’un philosophe chinois, sur l’existence et la nature de Dieuau titre 2 par Nicolas Malebranche est disponible au téléchargement en format PDF et EPUB. Ici, vous pouvez accéder à des millions de livres. Tous les livres disponibles pour lire en ligne et télécharger sans avoir à payer plus.

Une personne très respectable, et digne de foi, s’il en fut jamais, m’ayant assuré que par le commerce qu’il
avait eu avec les Chinois lettrés, il avait appris que leurs sentiments sur la divinité étaient tels que je
vais les exposer ; et m’ayant sollicité plusieurs fois de les réfuter, de manière néanmoins que je me servisse
des vérités qu’ils reçoivent pour rectifier la fausse idée qu’ils ont de la nature de Dieu, je me suis cru dans
une espèce d’obligation de lui obéir ; espérant que peut-être mes raisons serviraient aux missionnaires qui
travaillent à la conversion de ces peuples. Je ne sais si pour justifier mon obéissance, je puis ajouter, que
la personne dont je parle, m’a assuré que les Chinois goûtaient fort mes sentiments ; et que dans une lettre
d’un père jésuite de la Chine à leurs pères de France, j’ai lu le sens de ces paroles : ne nous envoyez point
ici de vos savants dans la philosophie, mais ceux qui savent les mathématiques, et les ouvrages du père
Malebranche. Au reste ce n’est ni par les ordres de la personne dont je viens de parler, ni par mes soins, que
l'Entretien a été imprimé. On en a obtenu l’approbation sans même que je le susse. Je ne regardais pas ce livret
comme un présent digne d’être offert au public. J’avoue cependant que je me suis rendu au désir que mes amis
avaient qu’il fût imprimé, et cela pour deux raisons : la première, parce que l’on m’a représenté que j’y
démontrais des vérités d’une extrême conséquence, et qu’il pouvait servir à réfuter le libertinage ; ceux qui
le liront avec attention, jugeront de ce qui en est. La seconde raison, c’est que les copies manuscrites,
s’étant répandues dans le monde, il courait un bruit que j’écrivais contre les pères jésuites. J’ai cru que
mon écrit paraissant, ce bruit mal fondé se dissiperait...